Les basses-terres du St-Laurent

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Les basses terres du Saint-Laurent s’étendent le long des vallées du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, couvrant une superficie d’environ 50 000 kilomètres carrés. Elles sont limitées au nord et à l’est par les hautes terres laurentiennes du Bouclier canadien et au sud par les Appalaches. La région comprend l’île d’Anticosti, les archipels dans le golfe du Saint-Laurent et les basses terres du littoral de Terre-Neuve. La région est densément peuplée et concentre ses nombreuses activités industrielles le long du corridor entre Québec et Ottawa. La partie ouest de la région fait l’objet d’une exploitation agricole intensive.

Le climat varie de continental (à l’ouest de la ville de Québec) à maritime. La partie nord-est de la région est nettement plus fraîche en raison du courant du Labrador. Les températures annuelles moyennes varient de 2,5 à 5 degrés Celsius et les précipitations annuelles moyennes se situent entre 800 et 1100 millimètres. Le printemps arrive à l’ouest en avril, mais la neige peut demeurer dans l’est jusqu’en mai. Les forêts mixtes d’érables à sucre, de bouleaux jaunes, de pruches du Canada et de pins blancs forment la végétation la plus stable dans la partie ouest de la région, là où elle n’a pas été réduite par l’agriculture intensive. La partie orientale est recouverte d’une forêt boréale et, à Terre-Neuve, de vastes terres humides couvrent plus de 25 pour cent du territoire.

Cette région comprend les parties centrale et orientale des basses terres du Saint-Laurent. Ce secteur est caractérisé par un relief plat à vallonné, qui s’élève rarement à plus de 150 mètres d’altitude, à l’exception des collines Montérégiennes près de Montréal et le long des bordures inclinées de la région. Le réseau hydrologique est dominé par le fleuve Saint-Laurent et la rivière des Outaouais. Le socle de la région est composé de roches carbonatées et clastiques d’une épaisseur atteignant 2300 mètres. De nombreuses failles normales décalent les unités du socle de quelques dizaines de mètres et on note quelques plis ouverts de grande amplitude dans certaines formations. Des karst se sont formés dans les roches carbonatées, particulièrement le long des grands cours d’eau ou des escarpements. La couverture sédimentaire est inférieure à 20 à 30 mètres d’épaisseur entre le fjord du Saguenay et la ville de Québec, et atteint 150 mètres le long des vallées enfouies du socle.

Hydrogéologie

Les aquifères rocheux sont communs. Cependant, les fractures régissent l’écoulement et le débit peut diminuer en profondeur. La qualité de l’eau diminue en profondeur dans les aquifères rocheux. La présence par endroits de gaz naturel peut compromettre la qualité et la sécurité de l’eau souterraine. Des dépôts marins argileux et des unités locales de till forment des couches imperméables qui protègent la plupart des aquifères régionaux. Les aquifères ciblés pour usage domestique sont principalement situés le long de la zone de contact entre le socle et les sédiments, où l’eau est tirée d’aquifères sédimentaires et rocheux. Des aquifères dans les carbonates à faible profondeur présentent des débits relativement faibles. Les aquifères d’esker, confinés par les dépôts argileux de la mer glaciaire de Champlain, forment d’importants aquifères municipaux (par exemple, l’aquifère de Vars–Winchester). Localement, de minces couches de gravier présentes dans l’extension latérale des aquifères d’esker permettent d’atteindre des aquifères au contact entre les sédiments et le roc. L’eau souterraine joue un rôle important dans la partie ouest de la région pour maintenir le débit en période estivale (débit de base), dans un secteur caractérisé par un déficit net d’humidité pendant quatre mois de l’année.